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Péripéties des règles : il est temps de faire sauter ces tabous stupides

4/4/2013

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Article traduit par Cybèle Aphrodite
Temple Dea AphrodIsia

Des activistes des menstruations font face à la honte, au secret et à la médicalisation d'un phénomène parfaitement normal chez toutes les femmes.
31 mars 2013 

En 1970, germaine Greer écrit dans La femme Eunuque, « Si vous pensez que vous êtes libérées, vous devriez considérer l'idée de goûter votre propre sang menstruel. Si cela vous rend malade, vous avez encore beaucoup de chemin à faire. »

En 2013 « les activistes menstruels » ou ménarchistes (anarchiste des ménarches) goûtent, cuisent, font de l'art et se maquillent les lèvres avec leur propre sang menstruel en tant qu'acte de défi vis-à-vis de la honte et du lourd silence qui s'attachent encore aux cycles menstruels, même dans nos sociétés ostensiblement moderne, occidentale et séculaire.
Germaine serait fière.

Ces féministes sans peur ne sont qu'un exemple d'une récente vague d'activistes menstruels qui refusent de se considérer comme des danger biologique simplement à cause de ce qui apparaît naturellement et occupe une part considérable de la vie d'une femme. D'autres activistes questionnent la médicalisation du/des « syndromes pré-menstruel » (SPM) et la sur-prescription d'antidépresseurs pour le/les traiter. (Pour autant certaines femmes souffrent certainement de douloureux symptômes physiques et parfois psychologiques, le problème survient quand Big Pharma y voit de gros billets.) Ces jeunes femmes pour la plupart, s'attaquent à l'industrie des produits d’hygiène féminine, aux mégas corporations derrière cela, comme Proctor & Gamble ou Kimberly Clarke, et aux publicités basées sur la honte qui ont toujours été la principale caractéristique de la vente de ces produits aux femmes.

Il y a aussi l'aspect environnemental, qui souligne que la femme (occidentale) moyenne utilisera à peu près 11 800 tampons dans sa vie, tampons qui ne sont pas particulièrement bien réglementés en terme de pesticides et dioxine contenus et qui iront remplir à la fois les champs et les océans. (1) « Les ami-e-s ne laissent pas des amies utiliser des tampons », écrit RandomGirl. Aux Etats-Unis d'Amérique, l'impacte environnementale est exacerbée par le fait que les tampons sont généralement insérés avec un applicateur - pas tellement en Europe. (2)

Enfin, il y a les activistes qui pose la question de la façon dont nous éduquons les jeunes filles au sujet des menstruations. « Nous leur apprenons que c'est une crise hygiénique, » dit Chris Bobel, auteur de Nouveau Sang : La troisième vague de féminisme et la Politique des menstruations, « plutôt que ce que c'est, ce qui constitue une importante opportunité de parler  de notre corps, notre sexualité, notre santé, comment nous grandissons et vieillissons, aussi bien que de nos problème d'image du corps. »

Clairement, toutes les femmes n'aiment pas leur règles, ou ne voient pas cela comme une occasion de célébration. Il y aura celles qui seront tentées d'essayer la dernière pilule contraceptive qui supprime aussi les règles, comme Lybrel fabriquée par Pfizer, et majoritairement faite à base de composé oestrogéné. Mais là où certaines y voit une libération, d'autres voient Big Pharma déclarant que ces difficiles, dégoûtantes règles sont dépassées, et que maintenant les femmes peuvent êtres « propres », « plus attirantes sexuellement » et disponibles. Le manque d'études scientifiques sur les effets à long terme de ces composés hormonaux, contraception orale supprimant les règles est aussi troublante. (3)

Quoi que vous ressentiez vis-à-vis de vos règles, les activistes menstruels veulent simplement voir une ouverture d'esprit générale bien plus large sur tout ce bon sang de sujet. « Beaucoup d'énergie est dépensée à clamer que c'est un non-problème », déclare Bobel, « quand de façon évidente, il s'agit toujours d'un lourd sujet. »

C'est pourquoi ces hors-la-loi du corps, ces ménarchistes se peignent les lèvres avec leurs menstrues. Pour nous choquer dans une discussion. « Nous pensons que les règles, c'est sympa », pouvons-nous lire dans le magasine menstruel Aventures in Menstruating, édité par l'activiste et comique anglaise Chella Quint. Les publicité en ligne promettent « une comédie hautement insalubre », et présente une quantité d’hilarantes histoires de fuites. Tout pour pour que la conversation, ahem, coule.

Mais sérieusement, considérant que la femme moyenne passe à peu près un huitième de sa vie à avoir ses règles, il est ahurissant comme les tabous menstruelles demeurent à la fois établis et universels. Les racines sont profondes, c'est certain. Les religions traditionnelles ont longtemps exagéré l'"impureté" des femmes qui ont leur règles. Et beaucoup d'entre nous ont grandis avec l'idée que les règles sont une « malédiction ».

Un rapide résumé :

Le judaïsme orthodoxe : Le plus strict. C'est une religion de lois, après tout : 613 pour être exact, beaucoup d'entre elles se trouvent dans le Lévitique. les contacts physiques avec une femme ne sont pas autorisés durant ses règles, et pendant une semaine après. (jusqu'à ce qu'elle soit de nouveau « pure » grâce à un bain rituel mikvah) Une femme qui a ses règles ne peut donner directement un objet à une autre personne. Elle doit d'abord le jeter à terre, alors la personne peut le récupérer et ne pas être contaminé. Elle (la femme qui a ses règle) ne peut partager le lit ou même un coussin de fauteuil avec son époux, et il ne peut pas manger ses restes, respirer son parfum, regarder ses vêtements ou l'écouter chanter.

Chrétienté : Les interdictions ne sont pas aussi explicites que dans le judaïsme, mais le tabou menstruel a longtemps participé a ce que les femmes ne se mêlent pas des affaires de l'église. (4)

Islam : Ne pas toucher une femme qui a ses règles, qui est impure, et elle ne peut pas prier, entrer dans une mosquée, toucher ou lire le Coran, ou jeûner lors du Ramadan.

Hindouisme : Les femmes qui ont leur règles ne peuvent entrer dans un temple, et doivent quitter leur maison. Elles ne peuvent monter un cheval, un bœuf ou un éléphant, ou conduire une voiture. Elles sont également interdites de toucher une saumure, qui serait gâcher si elle le faisait. 

Bouddhisme :  Les femmes qui ont leurs règles sont considérées comme dangereusement vulnérables, et les textes bouddhistes voient tous les corps, masculin et féminin, comme imparfait, indigne, et dégoûtant. 

Sikhism (religion Sik) : La meilleure du lot en ce qui concerne l'égalité entre les sexes. Les femmes sont considérées comme égales, et aussi pures que les hommes. Le cycle menstruel n'est en aucune manière considérer comme polluant. (5)

Il y a l'autre côté aussi : les sociétés où le sang menstruel est vu comme puissant. Les Maoris se baignent dedans et le boive même, et croient qu'il contient des âmes humaines.

Maintenant, certains diront que traîner dans une tente menstruelle avec d'autres femmes serait accueilli comme une pause bienvenue parmi les corvées que sont les tâches domestiques,  bien que l’éducation des enfants revient encore généralement aux mêmes femmes menstruées, et certaines féministes ont adopté l'idée des Tentes Rouges ou autre sorte de structure comme un havre de retraite et de régénération, ou simplement une place où les femmes peuvent se recentrer sur elles-même. 

Dans le monde moderne, le tabou menstruel prend généralement la forme d'un certain silence autour du sujet. Beaucoup de filles se voient demandé de ne pas parler de leurs règles avec les garçons ou même avec leurs pères. Les publicités pour les produits d'hygiène féminine continue d'avoir pour caractéristique commune de montrer un mystérieux liquide bleu pour vanter le pouvoir absorbant de leur produit, et le mot vagin peut être employé dans les série, mais pas pour les publicités pour tampons. 

Acheter des produits d'hygiène féminine est perçu comme atrocement embarrassant. Et une étude a montré qu'une femme qui portaient simplement de façon visible des tampons était moins considérée qu'une femme chez qui cela ne se voyait pas. (6)

« On attend des femmes », comme le dit Chris Bobel, « qu'elles gardent leurs règles cachées et restent silencieuses sur le sujet.» Quelque chose que la coureuse Uta Pippig n'a pas été capable de faire quand elle a gagné le Marathon de Boston en 1996 avec un visible filet de sang menstruel courant le long de ses jambes. Les commentateurs horrifiés ont été complètement muets face à cette situation, ne le mentionnant pas une fois alors que c'était si évident. Une femme faisant une chose très ordinaire, avoir ses règles, pendant qu'elle fait quelque chose d’extra-ordinaire, gagner le marathon.

Pourtant, nous sommes arriver à faire en sorte que les menstruations comptent, et nous avons porter le sujet au grand jour. Des forums en ligne présentent des jeunes femmes déclarant leur refus de voir leurs règles comme sales, et rejetant automatiquement les petits-amis qui ne voudraient pas leur faire de cunnilingus pendant leur règles. "C'est ma mise à l'épreuve" déclare l'une d'elles. Des féministes spirituelles célèbrent leur déesse de la lune intérieure, portent des bijoux rouges, et utilisent leur sang comme engrais pour leurs plantes. Les méthodes renouvelables saines, et environnementalement intelligente pour recueillir le sang menstruel, comme les Moon Cup, les éponges de mer et les serviettes lavables, sont devenues virales et l'activisme menstruel est en train d'éclore dans beaucoup de parties du monde. On présente de plus en plus aux filles et aux femmes  leurs cycles comme une ressource plutôt que comme une malédiction.

Il est évident que certaines choisiront la vie sans saignements que Big Pharma promet. Ce choix est après tout, une bonne chose, tant qu'il est éclairé. Comme le dit Bobel, « Nous ne devrions pas changer de dogme pour un autre. Quelque soit votre sentiment vis à vis de vos règles, il est bon. La connaissance du corps, sans dogme, voilà le but. »

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La pratique spirituelle autour des menstruations (partie III)

3/26/2013

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Spiritual Menstruation, MoonSong
Traduit et adapté par Xella Sieidi

PARTIE III

Comment honorer le cycle menstruel

Voici des suggestions d’activités et réflexions sur le thème du cycle menstruel, selon la phase du moment.

Semaine 1 :
  • Réservez-vous un moment juste pour vous, même si ce n’est qu’une soirée au cours de la semaine
  • Prenez un bain relaxant, gorgé d’huiles essentielles, comme le géranium et la rose
  • Créez une loge lunaire ou une tente rouge - cela peut être un endroit physique ou un état d’esprit
  • Portez des vêtements et accessoires réservés à cette semaine où vous saignez (par exemple, des pierres rouges ou appropriées aux menstruations)
    • Cornaline : associée au chakra sacra et à notre centre créatif, elle favorise l’équilibre des organes féminins et les renforce
    • Pierre de lune : apporte un soutien guérisseur, particulièrement au niveau des émotions. Elle permet également de mieux se connecter à nos hormones et ainsi mieux les comprendre. Enfin, elle rappelle l’influence de la lune sur notre cycle
    • Grenat : sa couleur rappelle évidemment le sang qui s’écoule, ce qui favorise une résonance avec l’expérience physique du moment. Elle apporte un ancrage durant cette période parfois difficile et augmente l’effet guérisseur de la terre

  • Expérimentez le pouvoir des rêves en période de lunes rouges
  • Invoquez la guidance d’une déesse en particulier, comme Maeve ou Kali
  • Prenez du temps pour peindre ou dessiner
  • Offrez-vous un moment de méditation avec pour thème ce que vous laisserez partir à la fin de cycle
  • Adonnez-vous à des exercices légers, comme une balade en nature
  • Nourrissez-vous sainement
  • Changez les draps de votre lit pour des draps rouges
  • Faites de même avec vos serviettes pour la douche ou le bain
  • Soyez douce avec vous-même et laissez-vous porter
  • Quête de vision : lors de votre troisième journée de saignement, faites une méditation et demandez à recevoir une vision. Vous recevrez une vision qui vous inspirera et vous motivera pour votre prochain cycle. Notez-la, traduisez-la en dessin ou en peinture et référez-vous y
  • Prières de sang : recueillez votre sang (à l’aide d’une coupe menstruelle ou en trempant votre serviette quelques secondes sous l’eau) et offrez ce sang à la terre, accompagné de prière et intentions pour votre prochain cycle. Le sang qui retourne à la terre symbolise ce dont vous souhaitez vous débarrasser. Si possible, choisissez un endroit précis dans un jardin ou un parc et revenez-y tous les mois pour y verser votre sang. Les plantes et fleurs qui poussent autour peuvent grandement bénéficier de l’offrande de sang !
  • Dessinez sur votre front un petit rond fait de votre sang, cela permettra à votre troisième œil de se connecter à votre temps de lune et de vous offrir une vision potentielle. Ce travail peut particulièrement se faire en lien avec les ancêtres et le savoir ancestral (puisque le sang contient en lui des informations génétiques). Comme le troisième œil est situé au même endroit que la glande pinéale, « le siège de l’âme », ce travail est également une façon unique de connecter avec votre soi supérieur (« higher self »)

Semaine 2
  • Profitez de votre énergie créatrice pour confectionner quelque chose
  • Exprimez votre beauté intérieure et extérieure
  • Profitez de votre sexualité renouvelée et fougueuse
  • Célébrer votre ovulation - c’est votre pleine lune
  • Dédiez vos ovules à un projet qui nécessite une force créatrice

Semaine 3
  • Célébrez ce que vous avez atteint comme objectif, ce que vous avez créé et le succès rencontré
  • Laissez partir ce que vous n’êtes pas parvenue à réaliser; soyez indulgente envers vous-même
  • Notez les aspects de votre vie qui ne fonctionnent pas comme le voudriez afin de les laisser partir lors de votre prochaine période de saignement (prochaine semaine 1)
  • Ne démarrez pas de nouveaux projets, concentrez-vous plutôt à terminer ceux déjà entamés

Semaine 4
  • Préparez la semaine qui suivra (le temps de lunes), prévoyez du temps pour vous
  • Cuisinez quelques plats pour la semaine prochaine, par exemple, une bonne soupe maison
  • Commencez à réduire vos activités
  • Réfléchissez au thème de votre prochain cycle et à la tangente que vous souhaitez lui donner
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Asynchronie des cycles menstruel et lunaire : Qu'est-ce que la Terre-Mère attend de nous?

3/20/2013

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Traduit et adapté par Ishara Labyris, de l'article "Menstrual lunar asynchrony : what is the Earth Mother asking of us ?" de Jane Hardwicke Collings MoonSong

Le cycle menstruel des femmes est conçu pour être synchro avec la lune, avec le cycle lunaire. Les femmes sont "programmées" pour ovuler avec la pleine lune et saigner avec la lune noire. Pendant plusieurs siècles de pollution lumineuse, et à cause de nos styles de vie modernes et de nos nouvelles diètes, il n'y eut pas, pour plusieurs femmes, de synchronicité entre leur cycle menstruel et le cycle de la lune. 

Une des graduées de "School of Shamanic Midwifery"(1) (École chamanique obstétrique) posa la question :

"L'asynchronie des cycles menstruel et lunaire : qu'est-ce que Terre Mère attend de nous ?"

Très bonne question! J'ai cherché la réponse...

Est-ce simplement une aberration moderne?
Ou est-ce l'appel de Terre Mère pour que nous soyons les femmes dont Elle a besoin maintenant ?

Selon le film "The Moon Inside You"(2), 25% femmes sont menstruées à tout moment. Il y a approximativement 2 milliards de femmes dans le monde âgées entre 12 et 50 ans, tranche d'âge durant laquelle la plupart des femmes sont menstruées, c'est donc dire qu'il y a approximativement 500 millions de femmes menstruées à tout moment. Tout cela pour dire que notre sang s'écoule n'importe quand durant le mois, non pas seulement à la lune noire, tel qu'il le devrait.

Avant l'apparition de l'électricité, toutes femmes ovulaient selon leur réponse hormonale et physiologique à la quantité de lumière qu'elles percevaient dans le ciel nocturne. Notre nature veut que nous ovulions lorsqu'il y a le plus de lumière dans le ciel nocturne - c'est-à-dire à la pleine lune. Ce qui veut dire que le temps correspondant aux menstruations est la lune sombre. Nous avons une boucle de rétroaction physiologique dans nos corps qui régule la production de la mélatonine, laquelle influence plusieurs choses, dont les hormones grâce auxquelles l'ovule peut mûrir et être relâché dans les ovaires, selon la quantité de lumière à laquelle nous sommes exposées la nuit. Avec l'électricité et l'augmentation de pollution lumineuse, en plus du stress physique lié au voyage, à la vie moderne et aux polluants chimiques de notre environnement que nous ingérons et respirons, les femmes sont maintenant menstruées et ovulent non seulement à différents moments les unes des autres (à moins qu'elles ne vivent ensemble), mais indépendamment des signaux de la lune.

La lune crée des vagues sur la Terre comme en nous, elle intéragit avec les champs électromagnétiques de notre corps et affecte nos processus physiologiques internes. La plupart des femmes qui comprennent la relation entre la lune et leur cycle menstruel cherche à s'harmoniser avec le cycle de la lune, mais cela n'est pas évident.

Si nous savons que toute chose arrive pour une raison et que tout est d'ordre divin, la question à se poser est "à quoi cela sert-il ?" Qu'est-ce que la Terre-Mère attend de nous avec cette autre relation biologique que la plupart des femmes expérimentent avec la lune ? À quoi cela sert-il que les femmes saignent à la pleine lune et ovulent à la lune noire, ou quelque part entre les deux?

Plusieurs ont écrit à ce sujet :

Miranda Gray, auteure de "Red Moon" (en français, "Lune Rouge") et "The Optimised Woman", parle du Cycle de la Lune Blanche - lorsqu'une femme ovule à la pleine lune et saigne à la lune noire. Elle affirme que lorsque le pouvoir fertile d'une femme et la pleine lune coïncident, cela fournit les "meilleures conditions pour lui permettre d'exprimer ses énergies créatrices de conception". Elle dit que ce "Cycle de la Lune Blanche" est devenu le cycle de la "bonne mère", le seul aspect de la féminité acceptable dans notre société patriarcale. Et le "Cycle de la Lune Rouge" serait quant à lui lorsque la femme ovule à la lune noire et saigne à la pleine lune. Ce cycle, selon Miranda, démontre une orientation qui s'éloigne des énergies de procréation et du monde matériel, vers le développement intérieur et son expression. Elle dit que ce cycle est perçu par les hommes comme plus puissant et moins contrôlable, et c'est pourquoi il est devenu le cycle de la "vilaine femme", la séductrice, la vieille femme ou la sorcière, dont la sexualité ne sert pas la formation d'une nouvelle génération. Elle ajoute que les deux cycles sont des expressions des énergies féminines et qu'aucun des deux n'est plus puissant ou mieux que l'autre. Et nous savons d'expériences grâce aux femmes qui font le suivi de leur cycle qu'il est fréquent de passer du cycle de la Lune Blanche au cycle de la Lune Rouge et inversement.

Luisa Francia, auteure de "Dragontime" écrit à propos des menstruations durant la lune croissante, durant la pleine lune, la lune décroissante et durant la lune noire:


  • Les menstruations de la lune croissante : énergie introspective, temps pour penser, apprendre, lire, temps pour faire de nouvelles découvertes et recevoir des informations d'autres femmes.
  • Les menstruations de la pleine lune : extravertie, portée vers le monde, temps pour apprendre comment transformer l'énergie, pour transformer la rage en une action créative, pour transformer des crampes menstruelles en sensualité. Vous devez être une véritable boule d'énergie pour être heureuse et satisfaite de votre travail sous cette condition chargée.
  • Les menstruations de la lune décroissante : extravertie, portée vers le monde, temps de créer dans le physique ce que votre imagination a déjà créé. Temps pour approfondir vos découvertes, vérifier vos connaissances, développer vos plans et stabiliser vos conditions existantes.
  • Les menstruations de la nouvelle lune : introspective, énergie introvertie, dans le chaudron. Durant ce temps, les anxiétés, souvenirs et expériences peuvent resurgir, qu'on puisse les traiter, c'est un temps fort pour la guérison.


Penelope Shuttle, co-auteure de "The Wise Wound" affirme qu'elle a remarqué que sa créativité était particulièrement éveillée lorsqu'elle était menstruée durant la pleine lune.

Lara Owen, auteure de "Her Blood is Gold" écrit : "lorsque je suis menstruée avec la pleine lune, je me sens remplie de sexualité et de créativité. Je suis un canal pour la lumière étincelante de la lune et je sens son rayonnement tout autour de moi. J'ai d'habitude besoin de moment de tranquilité, mais moins que lorsque mes menstruations coïncident avec la nouvelle lune. Dans ce cas-là, je suis très calme et lente, et je me retire à l'intérieur de moi-même. C'est plus une période de nettoyage, de purification".

Christiane Northrup écrit dans "Women's Bodies, Women's Wisdom" : "avoir mes règles au moment de la pleine lune donne des menstruations plus intenses, je suis plus chargée émotionnellement et mon flux est plus abondant". 

Notre phase lunaire natale peut également influencer la situation. 
Chaque cycle lunaire, lorsque la lune se trouve à la même phase que celle durant laquelle nous sommes nées, nous avons le potentiel d'ovuler. À l'origine, cela devait coïncider avec la pleine lune, lorsque nos aïeules ovulaient et concevaient à la pleine lune, donnant naissance à la dixième pleine lune suivante. Toutefois, de nos jours, notre ovulation ne correspond pas toujours à notre phase lunaire natale, ce qui présente une autre opportunité pour une conception potentielle ou d'une autre période fertile à éviter s'il y a contraception. Avec les années, notre ovulation cyclique et notre ovulation lunaire peuvent s'aligner, et c'est ressenti comme une période "turbo" fertile. Les méditations et l'expression de nos intentions peuvent être faites pour aligner notre cycle avec notre ovulation lunaire, comme Francesca Naish (3) de Sydney le fait. 

Notre retour lunaire est sans doute la période fertile de notre cycle que nous attendions dans notre vie, donné à notre naissance, devant le point central de notre la cyclicalité que nous incarnons. Peut-être est-ce un indice, puisque nous avons une moyenne de 29.5 jours de cycle lunaire. Est-ce que cela nous change d'une expérience de cycle menstruel collectif à une expérience individuelle, et à quoi cela sert-il ?

J'ai posé quelques questions à un cercle de femmes, pour entendre leurs expériences à propos de l'asynchronie des cycles menstruel et lunaire.
Il y avait 19 femmes, lesquelles compilaient toutes les informations à propos de leur cycle, dont plus de la moitié pendant plus de 6 ans et deux autres femmes pendant plus de 20 ans. La majorité était consciente du moment où elles ovulaient et le trois quart d'entre elles n'étaient pas synchro avec la lune au moment de répondre aux questions. Presque toutes ont rapporté avoir été synchro avec la lune dans le passé. Les expériences les plus communes qui ont pu changé leurs cycles étaient la grossesse, un traumatisme, porter une attention particulière à la lune et une prise en charge de soi. Presque toutes ont rapporté qu'avoir des menstruations à un autre moment qu'à la lune noire était plus difficile, plus douloureux, que l'expérience leur apportait de la confusion, qu'elle était moins profonde, qu'elle leur faisait sentir qu'elles n'étaient pas dans leur assiette. Les commentaires les plus fréquents à propos des ovulations arrivant à un autre moment qu'à la pleine lune étaient qu'elles les font sentir moins ouvertes, moins excitées, confuses.

Alors à quoi cela sert-il ?
De quelle façon est-ce que ces expériences peuvent informer, enseigner ou illuminer une femme ?
Qu'est-ce que cela lui démontre qu'elle ne verrait pas autrement ?

Les femmes qui avaient répondu au questionnaire avaient décrit comment leurs expériences en synchro avec la lune leur avaient permis de voir, ressentir et connaître le flux d'énergie qu'est le cycle lunaire, et le flux d'énergie qu'est leur propre cycle menstruel. Elles étaient en mesure de différencier les deux cycles, et par la même occasion de se connaître mieux, et de connaître les effets du cycle lunaire.

"La connaissance de mes capacités grâce à ma connaissance de mon cycle, laquelle est venue en apprenant à son sujet, m'a donné le savoir puissant de comment travailler avec le rythme de ma propre vie d'une manière plutôt taoïste. Faire croître ce dont j'ai besoin et laisser aller lorsque nécessaire. Le laisser-aller est tout un défi, un grand défi, mais c'est également très libérateur. C'est venu après ma seconde naissance, en réalisant que je ne pouvais contrôler ma vie. Loin de là. M'abandonner au rythme des cycles, les miens, ceux de la lune et des saisons, m'apporta davantage de liberté dans ma vie. Je sais que quand je vais contre le courant de mon rythme, ou celui de la lune et de la Terre, je ne peux m'attendre à ce que mon énergie soit optimum ou efficace dans ma vie". (4)

La majorité préférait avoir un cycle en synchro avec la lune, sentant qu'elles sont davantage en harmonie avec les énergies extérieures, lesquelles affectent toute personne, et ressentant leurs propres énergies cycliques optimisées par les énergies lunaires; elles sentent qu'elles vont avec le "courant".

Alors, qu'est-ce que la Terre Mère attend de nous à travers ces expériences variées ?

Mon expérience et mes observations
Durant les années au cours desquelles j'ai exploré et enseigné les mystères féminins, j'ai vu et senti la juxtaposition de l'asynchronie lunaire/menstruelle. Plusieurs fois, il m'a semblé que une ovulation durant la pleine lune est une période "procréatrice" de votre vie, et qu'une ovulation durant la lune noire n'est pas une période procréatrice, mais où on l'on donne naissance à des aspects profonds de soi. Avoir ses menstruations à la lune noire nous aligne avec l'énergie de la lune, à cette partie de son cycle et amène retraite, permet le repos, la purification, le nettoyage, le renouveau et la renaissance. Saigner ramène notre énergie à l'intérieur, repliée dans notre grotte, pour un temps de contemplation, de repos, de renouveau. Lorsque la lune est pleine et que nous saignons, c'est comme si les lumières étaient allumées dans notre "grotte" et nous ne pouvions nous cacher de ces parts de nous-mêmes auxquelles nous "devons" faire face et auxquelles nous devons nous abandonner.

Mes propres expériences de cycle menstruel et de cycle lunaire m'ont donné beaucoup à apprendre. Dans mon journal, je retrouve mes réflexions.

6 février 2004
Pleine lune et ovulation:
" Pleine lune hurlante
Tu viens à moi
Mon oeuf craque
Nous sommes collants d'amour
"
Cela me semble si facile et si savoureux pour moi, en synchro avec la lune, ovulant à la pleine lune, je me sens juteuse, aimante, excitée, dans le courant, tout est bon!

20 février 2004
Lune noire et menstruations:
Dans mon journal, il y a des contemplations à propos de la mort - 
"Je crains la mort d'une mère ou de son enfant dans ma pratique sage-femme, est-ce que les directions et la protection que je peux fournir sont suffisantes pour prévenir la mort ? Théoriquement, oui, mais s'il était du destin de l'un(e) de mourir à ce moment là? Et ne suis que la sage-femme? Que doit-il y avoir en place pour accepter la mort ? Pour ne pas percevoir la mort comme un échec, comme étant ma faute en tant que sage-femme, mais comme le choix d'une âme ? Et de grandes idées résultent de mon cycle - "Roues qui tournent".

4 août 2004
Pleine lune et menstruations:
"La lumière éclaire les plus profondes crevasses où se terrent mes peurs, blessures et douleurs.
Je 'vois', la lumière de la pleine lune illumine mes problèmes, peurs, etc., que je croyais réglés depuis longtemps. Ajouter l'hiver à ce mélange et ce n'est pas pour rien que je me sente déracinée. M'élever de mes profondeurs pour voir mon ressentiment à propos du fait que je ne suis pas carriériste, que je n'ai pas un 'vrai' travail, parce que je dois rester à la maison avec les enfants, m'occuper de la maison, etc, etc, je fais tout ! Je ne me sens pas appréciée. Wow, je pensais que je ne ressentais pas ça, mais ici et maintenant, c'est là, et je dois le laisser aller".

11 septembre 2004
Lune noire et ovulation:
"Je ressens l'urgence de créer, et je consacre mon ovule aux plusieurs projets dans lesquels je me suis investie, alors qu'ils sont presque complétés. Ce processus m'a permis de choisir ce dans quoi je désirais concentrer mon énergie et ce que je voulais laisser aller (l'énergie de la lune noire). La venue au monde d'un bébé approche et la crainte de sa mort est envahissante dans ma méditation et dans la psyché de sa mère. Je fais une rencontre shamanique avec Chouette, et elle chasse mes peurs."

La femme moderne a, à portée de ses doigts, tellement de façons de contrôler son cycle, elle peut le régulariser, choisir de saigner si cela l'arrange ou choisir de ne plus jamais saigner. Tout cela est possible bien sûr grâce à l'utilisation d'hormones synthétiques ingérées ou implantées dans son utérus, sous sa peau, ou grâce à une chirurgie. Peut-être qu'avec de telles options, qui déprécient la sagesse du cycle, les femmes ont "besoin" de l'expérience que l'asynchronie menstruelle/lunaire fournit, car elle leur démontre que, directement, ce que l'énergie du cycle est vraiment. Peut-être que le fait d'avoir le sentiment de ne pas être dans son assiette, à contre-courant, pousse une femme à chercher de l'information et en arriver à connaître le pouvoir du cycle et de la femme. Ceci bien sûr à condition que ses recherches ne la conduisent pas dans le bureau de son médecin, où elle en ressortira avec une prescription pour la pillule contraceptive. Mais, comme nous le savons, toutes les voies, peu importe lesquelles, nous mènent plus loin sur notre chemin de vie. Et nous aurons les expériences dont nous avons besoin pour nous apprendre ce que nous avons besoin d'apprendre pour nous permettre de passer la prochaine étape dans notre quête. Notre cycle menstruel est le baromètre de notre être, directement affecté par notre style de vie, notre santé et nos soucis. Il nous mènera au bon endroit au bon moment. La quête pour savoir cela dévoile les mystères féminins et nécessite qu'une femme soit avancée sur son chemin de conscience personnelle, et lui démontre son lien avec tout ce qui l'entoure. À travers l'exploration de son propre cycle menstruel, elle est invitée au royaume de la sagesse féminine, de la force et du pouvoir féminins. Elle en vient à réaliser qu'elle doit devenir maîtresse de sa vie.

Est ce que la Terre-Mère nous inviterait à cette quête intérieure, à cette réflexion et cette responsabilité, comme une manière de nous faire connaître l'importance de l'harmonie, du courant ? Nous offre-t-Elle l'opportunité de connaître ce niveau de conscience, de responsabilité, afin que nous le sachions aussi pour nos rites de passage ? Afin que nous puissions amener cette conscience lors des ménarches de nos filles, lors de nos grossesses et lors de notre ménopause?

L'expérience qu'ont 25% des femmes d'être menstruées en même temps a moins d'impact sur l'expérience collective que l'expérience de nos ancêtres. C'est une invitation qui ouvre pour chaque femme sa connexion avec la lune. Se pourrait-il que, ayant l'opportunité de laisser aller et de se renouveler deux fois par mois, à travers son cycle menstruel et à travers le cycle lunaire, qu'une femme puisse processer plus souvent, plus rapidement? Se peut-il que cela soit mis en plage pour élever notre conscience? Se peut-il que si un quart des femmes fertiles sur la planète est menstrué à tout moment, qu'il y aurait une concentration soutenue de pouvoir féminin tout au long du cycle lunaire, élevant ainsi la conscience et guérissant notre société? (5) Et pareillement pour l'ovulation et les phases croissante et décroissante de la lune, avec 500 millions de femme à chacune de ces phases en tout temps, est-ce que cela pourrait contribuer à accroître l'énergie nécessaire pour changer notre conscience?

Se pourrait-il qu'il y ait une connexion entre la phase lunaire natale d'une femme et la phase lunaire durant laquelle elle est fertile chaque mois, et l'asynchronie de son cycle menstruel avec la lune ? Est-ce que chaque femme aurait un cycle propre à elle-même, donné pour se synchroniser selon la relation que son corps était destiné à entretenir avec la lune, sa phase lunaire natale à l'apogée de son cycle, c'est-à-dire lors de son ovulation? Ce qui l'ouvrirait au travail spirituel qu'elle était destinée à compléter durant sa vie, tel qu'indiqué par la date choisie de sa naissance et son lien avec avec la phase lunaire de ce jour-là? (6)

Grâce à notre asynchronie menstruelle/lunaire, recevons-nous, femmes de la Terre, à ce moment critique de l'évolution spirituelle de l'humanité, l'impulsion de vivre de façon plus consciente, d'accomplir notre travail intérieur alors que nous expérimentons cette asynchronie, de co-créer ce changement extérieur que plusieurs d'entre nous sait nécessaire pour vivre de façon durable sur Terre? (7)

J'ai animé un atelier avec un groupe de femmes lors de l'Australian Goddess Conference (8) (Conférence australienne sur la Déesse) à Queensland, en 2011, à ce sujet. Nous avions revu le cycle lunaire et le cycle menstruel et comment ceux-ci se reflétaient et la sagesse de ce processus. Et nous avions examiné les effets des menstruations arrivant lors de pleine lune, de l'ovulation survenant lors de la lune noire, et des variations représentées par le groupe.

Nous étions assises en cercle et positionnées selon là où nous en étions dans notre cycle menstruel et réfléchissions aux effets qu'avait sur notre expérience menstruelle la phase lunaire dans laquelle nous étions à ce moment-là. Au moment de cet atelier, nous étions trois jours passés la pleine lune, appelée lune gibbeuse décroissante. Les femmes ont procédé à une quête shamanique au son des tambours afin de se connecter à la Terre Mère et demander quelle était la meilleure manière de s'harmoniser avec ces effets. La moitié du groupe était en synchro ou près d'être en synchro avec la lune alors que l'autre moitié ne l'était pas.

De celles qui étaient en synchro avec la lune, les messages incluaient : 

"En harmonie"
"C'est ce que je souhaitais!"

De celles qui n'étaient pas en synchro, les messages incluaient :

"J'ai besoin de laisser aller MAINTENANT."
"Je dois retenir davantage de lumière plus longtemps."
"Confiance"

Lorsque nous avons parlé des messages reçus et de comment leur présent alignement avec la phase lunaire fonctionnait pour elles maintenant, il devint clair que leurs cycles étaient ce qu'elles sont pour leur propre vie personnelle, quête et raisons. L'idée que tout allait bien, qu'en fait elles étaient au "parfait" endroit dans leur quête de vie maintenant, et que cela était reflété dans leur cycle menstruel, fut une profonde réalisation pour nous toutes. Bien sûr c'est évident, toutefois dans une culture qui pathologise  tout, et dans une sous-culture qui perçoit la synchronie menstruelle/lunaire comme étant idéale, être rassurées que nous étions toutes exactement là où nous avions besoin d'être fut encourageant.

Ces questions que nous avons posées parce que nous avions remarqué que quelque chose se passait dans nos corps et dans notre relation avec le cosmos, sont les questions qui nous guideront vers une meilleure compréhension du fonctionnement et de la raison des choses. Cela nous donne également un meilleur choix quant à comment nous devons nous conduire et vivre, nous permettant d'élever notre conscience et d'être les femmes dont la Terre, notre Mère, a besoin maintenant, ici, plongées dans la sagesse féminine.

Que les femmes qui ont posé ces questions et y ont répondu soient remerciées.
Que la Terre-Mère soit remerciée.
Soyez bénies

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(1) www.schoolofshamanicmidwifery.com
(2) http://www.mooninsideyou.com
(3) http://www.fertility.com.au
(4) Sophia Cece
(5) Idées de Pip Cooper
(6) Idées de Melinda Whyman
(7) Idées de Sophia Cece
(8) http://www.goddessassociation.com.au
(9) légère exagération

Suggestion de lecture :
The Wise Wound – Menstruation and Everywoman de Penelope Shuttle et Peter Redgrove
The Wild Genie – The Healing Power of Menstruation d'Alexandra Pope
Dragontime de Luisa Francia
Her Blood is Gold – Reclaiming the Power of Menstruation de Lara Owen
Women's Bodies Women's Wisdom de Dr Christiane Northrup
Natural Fertility de Francesca Naish
The Lunar Cycle de Francesca Naish
Lune rouge de Miranda Gray
Optimised Woman de Miranda Gray 

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La pratique spirituelle autour des menstruations (partie II)

3/19/2013

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Spiritual Menstruation, MoonSong
Traduit et adapté par Xella Sieidi

PARTIE II

Les premiers chamans du monde étaient des femmes

Les chamans sont ce qu’on appelle des hommes et femmes médecine. Anciennement, ils étaient les guérisseurs qui usaient de leurs donc pour accéder aux mondes secrets pour y recevoir l’information nécessaire à un processus de guérison. Ils se servaient de transes et de tambours pour communiquer et connecter avec la nature afin d’en recevoir des informations.

Bien que l’on présume que le rôle du chaman était assumé par un homme, l’anthropologie et l’archéologie ont démontré que les premiers chamans étaient des femmes.

Cela est d’une évidence, avec la facilité dont font preuve les femmes, selon leurs cycles, à recevoir des rêves prophétiques et à communiquer avec les autres mondes.

Le mot sanskirt pour rite et menstruation est le même : « r’ku ».

La racine du mot menstruation est « mens », aussi à l’origine des mots lune, mois et mesure. La première mesure du temps connue, le premier des calendriers, était basée sur le cycle menstruel.

Ainsi donc, le cycle menstruel se trouve à être un cercle à l’intérieur d’un cycle. Le plus grand des cycles d’une femme, c’est sa vie entière, ses saisons, calquées sur les saisons de la terre :

  • Printemps : la jeune fille, la vierge
  • Été : la mère
  • Automne : la grand-mère
  • Hiver : la vieille femme

Tous les cycles sont les mêmes, seule leur durée change. Le cycle suit cette cadence : naissance, croissance, maturité, récolte, détérioration, mort, renaissance. Le cycle menstruel suit cette même cadence et il est divisé en quatre quartiers.

Si votre cycle tend à être plus court ou plus long que 28 ou 29 jours, c’est la première moitié qui se trouve à être plus courte ou plus longue. Peu importe quand survient votre ovulation, la seconde partie est fixe et se situe toujours entre 13 et 15 jours. De semaine en semaine, le cycle fertile diffère, comme les saisons de la terre ne sont pas toutes les mêmes.

La première semaine du cycle se compare au printemps et à l’énergie qu’on ressent; la deuxième semaine rappelle l’été; la troisième l’automne; et, enfin, la quatrième se trouve à être l’hiver.

À chaque semaine son inclinaison, son niveau d’énergie. Les messages que nous envoie notre corps changent eux aussi de semaine en semaine. Ils nous parlent de l’état physique de notre corps en corrélation avec le cycle menstruation, sans, bien sûr, oublier les émotions rattachées.

Si vous savez où vous en êtes dans votre cycle, il est plus facile de lâcher-prise et de vous laisser-aller. Vous pourriez même organiser votre vie autour de ce cycle. Entamez de nouveaux projets dans les deux premières semaines de votre cycle. Exprimez votre côté créatif lorsqu’il surgit. Gardez vos activités sociales durant votre ovulation, pour terminer en beauté votre troisième semaine. Lorsque vous saignez, favorisez des moments de détente et repos à la maison.

Voici grosso modo ce qui se passe durant les quatre semaines de votre cycle, y compris les aléas émotionnels et psychologiques que vous vivrez au cours d’un mois type. Si vous portez attention au cycle de la lune, vous serez en mesure de voir les connexions directes.

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Semaine 1
Jour 1 (premier jour des menstruations) à Jour 7

Impressions et sentiments :
  • Phase mort/renaissance
  • Introspection
  • Silence et tranquillité
  • En retrait (« J’aimerais qu’on me laisse tranquille ! »)
  • Un temps pour se débarrasser d’attitudes ou croyances qui ne servent plus (métaphoriquement, tant par la prière et l’intention et littéralement, par le sang qui s’écoule)
  • Lorsque je saigne : « J’ai besoin de sérénité, d’être seule » et « Je ne veux pas être dérangée »
  • Lorsque les saignements se calment : « Je me sens un peu vulnérable » et « Me revoici ! »

Semaine 2
Jour 8 à Jour 14

Impressions et sentiments :
  • Énergie estivale
  • L’énergie physique, sexuelle et créative augmente, atteignant son apogée lors de l’ovulation
  • Inspirations créatives soudaines
  • Conscience plus aiguë de soi et des autres
  • Attention plus marquée à l’apparence physique (la mienne surtout)
  • « Je suis heureuse, excitée et pleine d’énergie » et « Je peux tout faire !

Semaine 3
Jour 15 à Jour 21

Impressions et sentiments :

  • Énergie automnale, baisse d’énergie
  • La phase post ovulation peut être positive ou négative et peut procurer un sentiment de fierté et d’échec - cela est souvent lié à ce qui a été réalisé durant la phase créative, quelques jours après que l’ovule ne soit mort sans être fertilisé
  • « J’ai raté ma chance » et « Je me sens inutile »
  • « Je m’épate moi-même, regardez ce que j’ai accompli ! »
  • Un sentiment de soulagement ou de regret (de ne pas être enceinte, tant littéralement que symboliquement) peut se présenter
  • Envie de se défaire de choses inutiles amassées (ou même de gens indésirables)
  • Un changement quelconque est souhaité
  • Des attitudes ou des situations non désirables et qui ne servent à rien surgissent et apportent avec elles un sentiment de confrontation, de soulagement ou les deux. Plus je les ignore, plus elles reviennent à la charge et en force. Elles existent et se présentent pour que j’apprenne à lâcher-prise, dans cette phase et la suivante
  • « Tout me paraît difficile » et « Rien ne fonctionne comme ça devrait »
  • « J’ai été tellement occupée, je suis ravie de pouvoir enfin me reposer »

Semaine 4
Jour 22 à Jour 28

Impressions et sentiments :
  • Énergie hivernale
  • Les leçons apprises au cours des dernières semaines se font ressentir
  • Sentiment d’accomplissement ou d’être fatiguée (encore)
  • Prête à lâcher-prise ou frustration et sentiment d’être agacée
  • Moins d’intérêt envers autrui, moins disponible pour les autres
  • Introspective
  • « Ne me demandez rien, laissez-moi tranquille »
  • « C’est bon, j’ai compris, je lâche-prise et [ceci] ne se reproduira pas au prochain cycle »

Ces thèmes s’appliquent évidemment aux phases lunaires et aux saisons associées et peuvent être explorés dans ces périodes.

Comprendre comment fonctionnent les cycles favorise une meilleure conscience du flot d’énergie, de la sagesse qui y réside et des opportunités qui existent d’être synchronisées avec ce flux énergétique.

Je crois fermement que c’est la responsabilité de chaque femme que d’honorer son cycle fertile. En fait, c’est une façon privilégiée que possèdent les femmes de participer et aider à corriger les déséquilibres qui existent depuis que nous n’honorons plus le féminin sacré. C’est un problème que nous devons tenter de régler, afin de vivre en harmonie. En honorant votre cycle menstruel, vous participez à la guérison des « blessures infligées au féminin sacré », blessures qui, de par leurs symptômes, ravagent notre planète et ses habitants. En honorant son cycle, une femme honore le féminin sacré, ce pouvoir sombre, mystérieux, créatif et sexuel, le pouvoir de notre Terre Mère.


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La pratique spirituelle autour des menstruations (partie I)

3/12/2013

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Spiritual Menstruation, MoonSong
Traduit et adapté par Xella Sieidi

PARTIE I

Il y a tant de choses à dire au sujet du cycle menstruel, bien plus que nous en disent les leçons de biologie que l’on reçoit, au même titre que de nous expliquer la mécanique de la sexualité et de l’enfantement ne nous explique pas tout ce qu’on pourrait en dire. Le cycle menstruel est un cycle sur lequel nous pouvons baser notre vie, en fait, que vous ne le réalisiez ou pas, c’est un fait : notre vie s’oriente autour de ce cycle. Tous ceux qui habitent sous un même toit qu’une ou plusieurs femmes se retrouvent influencés par leur cycle menstruel.

Pourquoi ne pas y être plus attentive alors ? On y gagnerait, puisque notre cycle menstruel nous aide à mieux nous comprendre !

Depuis l'avènement des médicaments qui permettent de complètement enrayer les menstruations et leur philosophie « Soyez la même, tous les jours », l’utilisation de la pilule s’est propagée comme une traînée de poudre chez les jeunes femmes. Avec la crise globale qui touche la planète et le féminin, c’est le temps où jamais de se réapproprier notre droit acquis à la naissance, de (re)découvrir notre corps et nos « mystères du sang féminin ».

Il y a une magie inhérente au cycle menstruel. Chaque cycle procure à la femme la chance de comprendre et interpréter les messages que lui envoie son corps afin de s’en servir dans une démarche de guérison, quelle qu’elle soit. Chaque cycle crée une opportunité inouïe de croissance spirituelle et de développement spirituel. C’est simple, pour se connecter à ce potentiel unique, elle n’a qu’à écouter son corps.

De nos jours, les pénibles symptômes qui accompagnent régulièrement le cycle menstruel sont généralement causés par l’absence de possibilité de se connecter avec ledit cycle et par l’ignorance des messages que nous envoie notre corps. Ces messages nous indiquent des manques ou déséquilibres spécifiques, qu’ils soient émotionnels ou physiques. Ils sont un cri d’alarme qui nous laisse savoir que nous sommes bombardés de toxines, que ce soit dans la nourriture que nous mangeons, des gens qui nous entourent ou encore du niveau de stress auquel nous sommes exposées.

Des faits de base surprenants

Le cycle féminin est influencé par la lune

Le cycle féminin et le cycle lunaire (les phases de la lune) sont, en fait, le même cycle. Avant que n’existe l’électricité, les femmes ovulaient lorsque la lune était pleine et saignaient lorsqu’elle étaient sombre. La glande pinéale, que l’on trouve dans notre cerveau, est influencée par la lumière diffusée par la lune et se charge d’envoyer des hormones à nos ovaires, qui, à leur tour, produisent un ovule.  Plus il y a de lumière, plus la glande réagit; c’est donc en pleine lune que notre ovulation est maximisée et programmée.

Les femmes qui résident en milieu rural sont plus susceptibles d’être synchronisées avec l’astre lunaire, tout comme le sont celles qui vivent au sein de tribu autochtones.

Si les femmes ovulent à la pleine lune, cela veut dire qu’elles saignent lorsque la lune est sombre. C’est une période où l’énergie est concentrée vers l’intérieur, où la femme se montre plus introspective. Le cycle moyen menstruel dure 28 jours, comme le cycle lunaire.

La vie moderne, ses lumières artificielles et ses ciels constamment illuminés, même en pleine nuit, est témoin d’une coupure de synchronie avec la lune. L’empreinte biologique de notre cycle fertile est très différente de nos jours. Réfléchissez aux impacts de cette perturbation. Non seulement sommes-nous sensées être en harmonie avec la lune, nous sommes aussi sensées l’être l’une avec l’autre.

Il arrive parfois que nous le soyons.

Plusieurs femmes n'entretiennent aucune connexion avec la lune et n’ont aucune idée de sa phase actuelle. Lorsqu’elles se mettent à observer régulièrement l’astre nocturne, à suivre son parcours dans le ciel, à remarquer ses phases croissantes et décroissantes, leurs cycles s’harmonisent doucement aux cycles lunaires. Elles ovulent lorsque la lune est pleine et saignent lorsqu’elle est sombre; parfois, c’est le contraire, tout dépendant des cycles de leur vie. Et parfois, le tout bascule encore, selon leur environnement.

Vous pouvez ovuler deux fois par mois

Chaque femme possède la capacité d’ovuler une deuxième fois dans son cycle, lorsque la phase de la lune est identique à celle de sa naissance - c’est ce qu’on appelle le retour lunaire, ou l’ovulation lunaire, et cela explique toutes ces grossesses qui surviennent alors que la femme était persuadée de ne pas être en période d’ovulation.

Cette seconde ovulation survient sauf si :

  • Votre ovulation normale survient déjà à ce moment;
  • Vous allaitez pleinement (quoique cela n’est pas le cas pour toutes les femmes);
  • Vous êtes enceinte;
  • Vous prenez la pilule contraceptive.

Il est facile de déterminer votre retour lunaire et ainsi connaître le moment où se déroule votre seconde ovulation. Vous n’avez qu’à trouver la phase lunaire du jour de votre naissance.

NDT : voici un site qui fait ce calcul pour vous, selon l’année et le lieu de naissance.  

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.: Du "sang-sage" à la sagesse

2/27/2013

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Du « sang sage » à la sagesse
La ménopause : un nouvel éveil
Par Joanna Poppink, traduit et adapté par Xella Sieidi


Dans des temps anciens, on croyait que si la femme ne saignait pas pendant neuf mois avant de donner naissance, c’est parce que l’enfant qui grandissait dans son ventre se développait en «retenant » ce sang pour lui. Le sang menstruel, appelé « sang sage », possédait une puissante signification. Il était utilisé pour la guérison, pour fertiliser les champs et pour acquérir la sagesse.

Lorsqu’une femme donnait naissance à son enfant, et qu’elle ne saignait pas pour un an suite à l’accouchement, sans donner naissance à un autre enfant, on croyait qu’elle aussi retenait son sang sage. C’est à ce moment qu’on la respectait comme une conseillère, une juge, une enseignante, une guérisseuse et une leader. Sa communauté la respectait en tant que femme puissante, aimante et sage, qui honorait et chérissait la vie. Dans les dernières années de sa vie, sa mission était d’accompagner les gens dans la mort, comme elle les avait aidés dans la naissance.

De nos jours, des millions de femmes atteignent cette étape où elles retiennent leur sang. Elles sont terrifiées par les bouleversements physiques et émotifs, par l’exclusion sociale et professionnelle et par les risques médicaux. Parce que les générations précédentes ont gardé le silence au sujet de la ménopause, plusieurs de ces femmes ont l’impression d’être mal outillée pour faire des choix éclairés en matière de thérapie de remplacement d’hormones ou encore pour bien définir leur priorités personnelles. La peur peut les rendre inconscientes des opportunités que permettraient de nouveaux choix. Dans notre monde dont la mentalité est « la jeunesse à tout pris », plusieurs femmes se sentent vulnérables et naïves alors qu’elles approchent « le changement ».

Dans les temps anciens, quand le clan respectait la trilogie de la vierge, la mère et la vieille femme sage, les femmes se réunissaient à des intervalles réguliers dans des endroits reclus de la communauté, afin d’encourager, soutenir et enseigner les unes les autres. Les jeunes filles qui n’avaient pas encore saigné et les femmes plus âgées qui avaient cessé leurs menstruations demeuraient pendant des jours avec les femmes qui saignaient, et c’est comme cela que le savoir physique, spirituel et émotionnel se transmettait et se partageait.

La tradition des femmes qui s’entraident à travers la ménopause fut anéantie durant l’Inquisition, durant laquelle neuf millions de femmes furent torturées et assassinées.

Aujourd’hui, les femmes qui deviennent ménopausées le sont dans une atmosphère toute nouvelle. Dans l’histoire du patriarcat, il n’y a jamais eu autant de femmes indépendantes et libres de toute influence économique et politique vivant leur ménopause. Les femmes d’aujourd’hui ont en poche trop d’éducation et sont trop compétences financièrement pour accepter les désuètes définitions de la ménopause. En gros, ces définitions décrivent la ménopause comme étant la maladie dégénérescente d’une vieille femme épuisée possédant un utérus défaillant et sur le point de perdre sa sexualité et ses esprits. Cher, Jane Fonda et Elizabeth Taylor sont parmi quelques exemples parmi plusieurs autres de femmes matures dont la vie est toujours aussi vibrante et coulante. Nous connaissons tous des membres de notre famille et des amies qui nous prouvent que la vie après le stade Barbie est toute aussi riche et pleine.

Les femmes commencent à prendre conscience que la ménopause est bien plus qu’un changement physique. C’est un rite de passage qui détient une signification profonde. Durant mes 16 années de recherche et travail en psychothérapie avec les femmes, j’ai appris que la ménopause est un moment où on l’on fait des choix. Ces femmes vivant leur ménopause ont maintenant la possibilité d’un avenir rempli d’amour, de satisfaction, de sérénité, de joie et de défis créatifs. La ménopause encourage l’éveil du courage et un renouvellement de son engagement face à la vie.

Bien que les traitements hormonaux soient parfois nécessaires et utiles pour certaines femmesdurant la ménopause, la ménopause ne se limite pas du tout à faire le choix de suivre ces traitements ou pas. Plusieurs femmes se rassemblent afin de faire entendre leur voix et s’encourager mutuellement, afin que chacune découvre la signification personnelle de ce passage. Ensemble, nous apprenons que les d’expériences de vie, y compris les plus intimes, les plus solitaires et les plus blessantes, sont les graines de sagesse qui doivent être partagées maintenant.

Comment dans les temps anciens, les femmes utilisent des herbes, modifient leur alimentation et font de l’exercice afin de prendre soin de leur flux de ménopause, de leurs bouffées de chaleurs, des changements de leur peau et de le leur intensité émotionnelle. Les femmes prennent le thé ensembles et échangent en privé avec d’autres, recherchant compréhension et réconfort. Les femmes écrivent, chantent, dansent et peignent leurs inspirations créatives. Les femmes contemplent la mortalité et créent leurs priorités basées sur les valeurs auxquelles elles tiennent profondément. Et le plus important, les femmes écoutent les histoires d’autres femmes et font les changements nécessaires dans leur vie personnelle et spirituelle, changements qui en surprennent plus d’un.

Lorsque nous entreprenons ce passage de la ménopause, nous créons l’avenir, pour nous et nos filles, un avenir dans lequel nous serons en pleine vie à la fin. Nous léguons nos cadeaux à nos petites-filles et arrière-petites-filles. La ménopause est le moment où nous laissons notre sang sage nous éveiller à la bonne vie qui se dessine devant nous.
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.: Ventre-Mère

2/27/2013

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Mother Belly
Traduit et adapté du livre Grandmother’s secret de Rosina-Fawzia Al-Rawi par Ishara Labyris

Si nous considérons la vie prénatale d’un bébé à l’intérieur du ventre d’une femme et remontons au moment de la conception de ce bébé, à l’étreinte amoureuse, au prélude d’excitement qui unit une femme et un homme, nous sommes une fois de plus dans le mouvement suscité de la danse.

La relation d’une mère avec son enfant peut être vue comme la base de la vie sociale et plus simplement la base de la civilisation humaine. Le battement de son coeur est le premier rythme du bébé. À travers elle, le bébé expérimente l’intérieur et l’extérieur. C’est grâce à elle que le bébé reçoit nourriture et qu’il est mené à la vie.

En tant que donneuse de vie et de nourriture, la femme est le lien entre la naissance et la mort. Le féminin les détient tous deux. Cela est exprimé et représenté positivement par le refuge/la protection, la nourriture/l’alimentation et la chaleur, et négativement par le reniement, le retrait, la retenue. Pour les premières civilisations, ces deux aspects n’étaient pas séparés l’un de l’autre, car on comprenait qu’ils étaient nécessaires pour stimuler la capacité de création transformatrice.

Le ventre est le siège du monde intérieur, de l’obscurité et de l’inconscient, mais aussi de la vie et des émotions. Il est à l’opposé de la poitrine et de la tête qui elles symbolisent la conscience, le monde extérieur et la lumière. La partie supérieure, le pôle de la poitrine et de la tête, repose sur la partie inférieure, le pôle du ventre, et ne pourrait être, sans cette connexion entre les deux.

Dans les rituels, les gens dansaient pour la vie, qu’ils concevaient comme féminine, la Grande Mère. Ce Grand Féminin contenait le monde entier, le bien et le mal, le haut et le bas, la vie et la mort. En effet, la vie était la mort et la mort était la vie, éternellement vibrantes, s’élevant, dans un courant sans fin. Pour demeurer dans cette harmonie de vie, pour retenir ce sentiment d’unité, les gens dansaient. Ils dansaient pour les déesses de fertilité, pour les déesses nourricières, et pour les déesses chasseresses. Ils dansaient pour lier ensemble les mondes intérieurs et extérieurs.
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.: Le Yoni et son sang de création

2/27/2013

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.: The menstruating yoni
Tiré du livre «The Yoni»
Par Rufus Camphausen, traduit et adapté par Ishara Labyris

Une expression spécialisée de magie yonique peut être reconnue par l’étendue immense des pouvoirs qu’accordent les peuples de diverses cultures au fluide menstruel et particulièrement au tout premier sang menstruel, le sang qui signale la transformation d’une jeune fille en femme. Beaucoup d’ouvrages ont été publiés sur les différents tabous entourant les menstruations. Le fluide menstruel avait, croyait-on, des effets négatifs sur les autres humains, sur les animaux et la nature. Les femmes menstruées étaient séparées de leur tribu et de leur famille par crainte de contamination – elles devaient se tenir éloignées des endroits où le pain était cuit, où la nourriture était préparée et où les rois marchaient. Ces injonctions ainsi que des milliers d’autres, changeant d’une culture à une autre, et d’une époque à une autre, illustrent bien les pouvoirs que l’on accordait au fluide menstruel, même si ces pouvoirs étaient perçus comme dangereux.

Toutefois, il y a d’autres exemples, d’autres peuples, pour lesquels les menstruations étaient tenues en haute estime. Bien que cela soit particulièrement vrai pour les traditions de Tantra et Shakta, il y a d’autres exemples de d’autres cultures, sortant de cette sphère, incluant les suivants :

  • Chez les Incas, la déesse lune Mama Kilya, responsable de tous les phénomènes naturels cycliques, était vénérée comme la maîtresse du cycle menstruel.
  • Chez les alchimistes, l’énergie potentielle du sang menstruel était connue sous le nom de elixir rubeus («élixir rouge»). Cet élixir était, croyait-on, encore plus puissant lorsque généré durant la pleine lune.
  • Chez les adeptes de certaines écoles de Tantra dite de «Main-Gauche», boire le yonipuspa («fleur de vulve»), le fluide menstruel, est vu comme un moyen assuré d’atteindre la libération.
  • Dans la Perse antique, la déesse Jaki était responsable des menstruations. Durant les époques patriarcales, lorsque les menstruations obtinrent des connotations négatives, Jaki devint un démon, lequel exhortait les hommes à poser des actes mauvais.
  • Dans l’Égypte ancienne, les gens portaient une amulette de pierre rouge qui représentait les pouvoirs du sang menstruel d’Isis, la déesse la plus importante d’Égypte. (Le Tyet, peut représenté une image stylizée du yoni de la déesse Isis).
  • Le folklore atteste également de la même croyance envers le sang menstruel. À Calabria, en Italie, par exemple, les femmes portent sur elles quelques gouttes de leur sang menstruel dans une petite fiole, partout où elles vont. Si elles administraient ces gouttes à un homme de leur choix, on croyait que cet homme était alors lié à elles pour toujours.

Avant que nous ne nous attardions de plus près à savoir comment le sang menstruel est perçu et utilisé en Inde, nous devons d’abord savoir que les Indiens n’étaient pas les seuls à utliser le sang menstruel et les autres fluides du Yoni. Chez certaines sectes gnostiques, il existait une vision similaire à propos des pouvoirs des différents types de rajas (sécrétions féminines). Comme le rapporte Épiphane de Salamine (315-403), les jus d’amour et les fluides menstruels étaient traités avec révérence, étant rituellement collectés et utilisés à des fins rituelles religieuses.

Le Tantra et le Shakta font partie des quelques systèmes religieux dans lesquels les menstruations ne sont pas perçues comme étant impures, dangereuses, ni comme quelque chose devant être cachée. Au contraire, dans plusieurs sectes tantriques, et particulièrement chez les Shakta, le tabou menstruel de la société indienne est reconnu simplement comme un autre aspect de l’ignorance humaine en général. En ce sens, le tabou menstruel n’est pas «brisé» dans ces religions, il n’existe tout simplement pas, comme le suggère Ajit Mookerjee. Pour les hommes et les femmes qui perçoivent le sang menstruel comme étant sacré et digne de vénération, le temps des menstruations en est un spécial, et une femme dont le sang s’écoule est valorisée et honorée. Dans les pratiques rituelles, comme dans le Yoni Puja, une femme menstruée tient une place vraiment spéciale, non seulement pour la qualité différente de son énergie à ce moment précis, mais aussi à cause du sang lui-même, l’unique et magique sang-de-lune qui est la propriété et le pouvoir de la femme. Ainsi, lorsque les tantriques dits de «Main-Gauche» mélangent le fluide menstruel au vin et le boivent comme boisson rituelle, ou qu’ils embrassent le Yoni durant le puja plutôt que de simplement le toucher, ils reproduisent un rituel probablement aussi âgé que l’Homo Sapiens, un rituel qui avait lieu il y a 25 000 ans dans les chambres yoniques spéciales des caves paléolithiques.

Plusieurs auteurs indiens sont toutefois honteux de tels aspects de leur héritage; ils ne parlent que difficilement de tout ce qui pourrait être dire à propos du culte du yoni dans la culture indienne. Par exemple, dans son livre «Goddess cults in Ancient India», Jagdish Tiwari, affirme que les Grecs de l’Antiquité sont responsables de la nudité des figures de l’Inde. Lorsque Ajit Mookerjee dit : «en Kerala, une cérémonie appelée trippusharattu se tient huit à dix fois par an. Lors des cérémonies une nappe colorée de rouge ceint l’image de la déesse, laquelle est recherchée par les pèlerins et prisée comme relique religieuse», ce qui est dit n’est qu’une partie de la vérité. L’auteur ne nous dit pas comment ou avec quoi cette nappe, qui devient une relique sainte, est rougie. Admettre que la nappe est colorée grâce au sang menstruel de femmes (ou si cela est trop pour la communauté locale, avec le sang d’animaux sacrifiés), semble trop offensant pour l’auteur, ou du moins pour la plupart des lecteurs occidentaux que lui et son éditeur visent.

Les pratiques tenues partout en Inde où les gens vivent en accord avec les préceptes du Tantra ou Shakta, vont plus loin que de voir une nappe artificiellement teinte de rouge comme une relique sainte. En fait, les adorateurs du Yoni – hommes et femmes, jeunes et moins jeunes – fabriquent leurs propres reliques saintes avec du sang réel et vivant qui s’écoule d’une femme menstruée. Avec le sang du Yoni d’une femme préalablement consacrée, le prêtre peint un triangle sur son pubis rasé. Une fois cela accompli, un morceau de tissu ou de papier est pressé contre le pubis de la femme, et le triangle s’y imprime. On retrouve ces reliques dans les maisons et les temples secrets des adorateurs, là où ils servent d’objects de méditation et de vénération.

Les Bâuls du Bengal sont un autre groupe de personnes pour lequel les menstruations sont source de joie et de célébration plutôt que de ségrégation, de honte ou de peur. On peut comparer les Bâuls aux ménestrels du Moyen-Âge européen. Leur philosophie comporte des éléments de tradition tantrique et d’hindouïsme. Ils se dévouent particulièrement à la déesse Radha et au dieu Krishna. Les périodes menstruelles sont perçues pour eux comme de bon augure et puissantes, en effet. Ils chantent des chansons d’amour et de dévotion à travers lesquelles ils répandent la parole voulant que la communion avec le Divin puisse être possible grâce au corps – par le rituel, par l’union sexuelle et particulièrement en faisant usage des forces inhérentes au fluide menstruel. Pour cette raison, les Bâuls ne pratiquent que rarement leur rites sexuels en d’autres temps que lors des trois jours et demi de la période menstruelle. Comme on peut s’en attendre d’un peuple dont la tradition est si concentrée sur l’aspect féminin, les Bâuls ont développé des connaissances plutôt accrues concernant les menstruations. Selon leurs enseignements, le fluide menstruel varie selon les différents temps du cycle. Ils associent les types de sang à trois rivières sacrées de la tradition indienne : le Gange, le Saraswati et le Jamuna. «Jamuna, la sombre, s’écoule durant l’état initial des menstruations et est suivie de Saraswati, de fluide rouge, puis de Ganga, dont la couleur du fluide est plus légère. Chaque type de sécrétion menstruel prend 24 heures à se manifester complètement… Lors de la dernière demi-journée, les sécrétions menstruelles déclinent.

Le rituel mensuel des Bâuls, 84 heures remplies de musique, de chanson, de passion et de dévotion, est connue comme étant «la manifestation de la pleine lune au temps de la nouvelle lune», et son but ultime est de «saisir l’insaisissable», l’énergie unique possédée seulement par les femmes. On dit que cette énergie ne se manifeste que durant les 12 dernières heures des menstruations. En s’unissant à une femme menstruée durant cette période, un homme peut recevoir les pouvoirs de la Déesse, partagé à lui grâce à une femme consentante.

Ne bénéficierions-nous tous pas d’une telle manière de voir les femmes et leurs pouvoirs uniques, plutôt que de voir les menstruations comme une malédiction, comme étant impures, ou quelque chose qui doit être caché, parfois même de l’être aimé? Il est certain qu’il ne sera pas aisé, ni peut-être même possible de changer l’opinion de la société en générale en la matière. Ce qui est possible, toutefois, c’est de changer notre propre point de vue et de personnellement défier le tabou qui nous a été imposé par nos parents (qui ne connaissaient pas mieux), par nos pairs et les papes (qui n’ont jamais rien compris aux femmes).

Ce n’est pas seulement dans le Tantra indien que nous pouvons trouver révérence pour les fluides menstruels et leur utilisation dans les rites. De telles pratiques ont également été documentées dans le Tantra tibétain. En dépit du fait que les lamas tibétains contemporains, encore bien plus que les adeptes indiens, sont habituellement assez secrets à propos des aspects sexuels de leurs enseignements, d’autres – dans leur traductions des documents tibétains originaux – se sentent moins gênés. Par exemple, Keith Dowman, dans sa traduction du texte tibétain «Le Secret de la Vie et les Chansons de Dame Yeshe Tsogyal», rapporte un passage qui révèle incontestablement le haut respect qu’avaient les anciens adeptes du Tantrisme envers les pouvoirs du flux menstruel. Dans ce passage, une des co-fondatrices de ce mouvement religieux, l’adepte et enseignante Yeshe Tsogyal (757-817), informe de son extraordinaire vision que voici : «Alors j’ai eu une vision d’une femme rouge, nue, plaquant sa bhaga (yoni) contre ma bouche, et je bois vivement le flux abondant de son sang.»

Dans cette déclaration tirée d’un texte ancien et respecté, non seulement parle-t-on de boire le sang menstruel directement du yoni, mais le texte nous démontre également qu’une telle pratique ne semble pas avoir été restreinte aux couples hétérosexuels, comme on le croirait généralement. Toutefois, il ne faut pas croire pour autant que Yeshe Tsogyal préférait pratiquer ses rituels sexuels avec des femmes plutôt qu’avec des hommes. Dans une biographie, Yeshe Tsogyal écrivit à propos de Padmasambhava (730-805), l’homme à qui l’on doit officiellement d’avoir amené le Tantra et le Boudhisme au Tibet; elle parle clairement de la retraite qu’elle eut avec deux adeptes masculins. Les rituels qu’ils pratiquaient là (comme le faisaient et le font encore plusieurs personnes) sont connus au Tibet sous l’appellation «zap-lam», et comme la «voie de s’étendre sur le corps d’une autre personne», un enseignement qui était surtout transmis par une femme, une initiée du 11e siècle de notre ère, connue au Tibet sous le nom de Vajradhara Niguma et en Inde sous le nom de Yogini Vimalashri.

Ce n’était qu’une brève excursion dans les pratiques du Tantra indien et tibétain concernant les menstruations, et il y aurait encore bien plus à dire sur les différentes pratiques sexuelles et leurs bénéfices psychosomatiques. Le livre «The Yoni» se penche sur l’étude du Yoni et non pas tant sur la sexualité en tant que telle.
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.: Sang : poème de Shana Grace

2/27/2013

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Traduit et adapté par Ishara Labyris du poème "Blood" de Shana Grace

Mon sang mon sang,
Mon sang est une inondation
Mon sang est une mer en furie
Mon sang est une centaine de chats sifflant
communiant en moi.
Mon ventre est lourd et gonflé
Mon ventre est rond et plein
Mon ventre s'élève avec la mer
La mer est à l'intérieur de moi.
Le rythme de l'océan
rythme de l'eau
Mère lune qui attire les marées
mets-toi à nue au-dessus de ta fille.
J'accouche d'un baume pour la Terre
Il ruisselle le long de mes jambes
Il se mêle à la poussière sur le sol
et s'enfonce dans la terre
J'écris mon nom
riche et rouge
en des cercles sacrés
Où je jure
avec intention et mot sacré
Je signe ma prière
de sang.
Je m'émerveille de son mystère
barbouillé sur mes feuilles blanches
et désire le laisser couler si librement
en ruisseaux qui courent dans la rue.
Mon sang mon sang
Mon sang est une potion
Préparée avec ma véritable émotion
mise à ébullition dans le chaudron de mon ventre
et désenroulement d'un dragon étranglé
luttant contre son noeud étouffant
éclatant dans toute sa furie
Qui ose nier le pouvoir que je possède
dans mes heures de sang ?
Qui ose le réduire en excuses,
"Oh ce n'est que ta période du mois"?
Je ne le traiterai pas comme une malédiction
Je me couronne de sang
Mon droit de naissance
et en bénit cette terre souffrante
qu'elle boive le vin qu'Elle mérite.
Ce sang ne devrait pas être "flushé"
avec autant de dédain
que s'il s'agissait d'une honte déplaisante
que s'il s'agissait d'un ennui fatiguant
Ce sang,
il honore notre création
d'apporter la vie dans la gestation
Il nous lie à la lune,
à la Mer
Soeurs de ces pouvoirs qui sont,
Soeurs de la Sainte Mère
Oserons-nous partager ce trésor...
avec nos Frères?
Ô Qu'il pleuve rouge
Que cela se déverse
Laissez la mer s'élever et rugir
Laissez notre furie courir sa course
vulnérable avec notre force souffrante
Laissez les rivières dans nos utérus
jeter leur bijoux de rubis partout
pour que les rues tournent au rouge
et inondées librement
avec notre sang.
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.: Si les hommes étaient menstrués

2/27/2013

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Si les hommes étaient menstrués : une fantaisie politique
De Glira Steinem, du site The Museum of Menstruation and Women’s Health, traduit et adapté par Xella Sieidi


Une minorité blanche de notre planète a passé plusieurs siècles à tenter de nous faire croire que les gens à la peau blanche sont supérieurs, malgré le fait que la seule différence que possède la peau blanche, est une plus grande exposition aux rayons ultraviolets et qu’elle est plus sujette aux rides. Les hommes à la peau blanche ont bâti des sociétés entières autour de l’idée que toutes les femmes souffrent de « l’envie du pénis », malgré le fait que l’on pourrait croire que cet organe non protégé pourrait rendre les hommes plus vulnérables. S’il y a une envie qui serait plus logique, c’est bien celle de l’utérus qui donne la vie!

Qu’arriverait-il, si de façon soudaine, par un acte magique peut-être, les hommes étaient menstrués et que les femmes ne le seraient plus?

La réponse est facile : les menstruations seraient enviées, les hommes en seraient fiers et chacun se vanterait que les siennes durent plus longtemps et qu’elles sont plus fortes.

On tiendrait des célébrations religieuses et des enterrements de vie de garçon pour fêter les premières menstruations des adolescents. Elles seraient cette preuve tant attendue qui ferait de lui un homme.

Le Congrès établirait et financerait un Institut national de la dysménorrhée afin de trouver un remède qui viendrait à bout des inconforts menstruels.

Les produits hygiéniques essentiels seraient financés par l’état et seraient gratuits (évidemment, certains hommes préféreraient débourser pour des marques prestigieuses telles que « tampons John Wayne » ou « serviettes Rope-a-dope de Mohamed Ali »).

Les hommes militaires, les politiciens de la droite et les fondamentalistes religieux utiliseraient des menstruations (« men-struation », men se traduisant par hommes) pour prouver que seuls les hommes pourraient servir dans l’armée (« vous devez offrir du sang pour prendre du sang », occuper des postes politiques (les femmes peuvent-elles être agressives sans ce cycle tenace gouvernée par la planète Mars), être prêtres ou pasteurs (« comment une femme pourrait-elle donner son sang pour nos péchés?) ou rabbins (« sans cette perte mensuelle de ses impuretés, une femme demeure sale »).

De leur côté toutefois, les radicaux masculins, les politiciens de la gauche et les mystiques manifesteraient pour que les femmes soient considérées comme égales aux hommes, bien que différentes, et que celles qui le voudraient pourraient joindre leur rang sans problème, si elles étaient prêtes à s’infliger une blessure physique à chaque mois (« vous DEVEZ donner du sang pour la révolution »). Elles devraient également reconnaître la suprématie des problèmes menstruels et ou encore se subordonner aux hommes lors de leur Cycle d’Illumination.

Les jeunes se vanteraient (« je porte des serviettes n° 3, mec! »). Le sujet serait traité de long en large à la télé (l’émission américaine Happy Days compterait un épisode intitulé « Richie et Potsie tentent de convaincre que Fonzie est toujours « The Fonz », malgré le fait qu’il a sauté deux cycles de suite), dans les journaux (« Un juge cite un stress mensuel en accordant son pardon à un violeur », « Des hommes menstrués sont attaqués par un requin ») et au cinéma (« Newman et Redford jouent dans Les frères de sang »).

Les hommes tenteraient de convaincre les femmes que les relations sexuelles seraient meilleures lors de « cette période du mois ». On dirait que les lesbiennes craignent le sang, et donc la vie, et que cela serait sûrement parce qu’elles auraient besoin d’un homme menstrué qui saurait s’y prendre.

Évidemment, l’intellect masculine nous donnerait les arguments les plus logiques et moraux. Comment une femme pourrait-elle maîtriser une discipline quelconque demandant une compréhension du temps, de l’espace, des mathématiques ou de mesures, sans ce don inné permettant de calculer les cycles de la lune et planètes et donc de calculer n’importe quoi? Dans les domaines plus rares de la philosophie et de la religion, les femmes pourraient-elles compenser à cette compréhension du rythme universel et de la symbolique mort-renaissance qui leur fait défaut?

Les hommes libéraux de tous les domaines essaieraient d’être gentils : « le fait que ces gens ne possèdent pas ce don pour mesurer la vie ou pour se connecter à l’univers, est une punition en soi », expliqueraient-ils.

Et quelle serait la réaction acceptable de la part des femmes? Certains pourraient imaginer que les femmes dites traditionnelles ne seraient jamais en désaccord et qu’elles répondraient à tout argument par un sourire loyal et masochiste (« cette ère forcerait les femmes à la maison de se blesser à chaque mois » pense Phyllis Schlafly; « le sang de votre époux est aussi sacré que celui de Jésus – et sexy aussi! » propose Marabel Morgan). Les Réformistes et les Queen Bees imiteraient les hommes en prétendant avoir un cycle menstruel. Toutes les féministes tenteraient de détruire cette idée préconçue que tous les hommes souffrent d’agressivité leur venant de Mars et que toutes les femmes souffrent de « l’envie des menstruations ». Les féministes radicales ajouteraient que l’oppression de l’absence de menstruations serait la source de toutes les autres oppressions (« Les vampires étaient les premiers à se battre pour la liberté! »). Les féministes culturelles développeraient une imagerie absente de sang dans l’art et la littérature. Les féministes socialistes soutiendraient que les hommes pourraient monopoliser le sang menstruel seulement grâce au capitalisme…

En fait, si les hommes étaient menstrués, les justifications de pouvoir s’étendraient encore plus loin et plus longtemps…

Si on les laissait faire.

«Rope-a-dope » est un terme inventé par Mohamed Ali pour décrire un type de combat de boxe.

« Queen Bee », Reine abeille, est une expression qui désigne la fille la plus populaire de l’école.
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